EXHIBITIONS


The Risk of Colour




Facilitator

Marie Khediguian
VAV Gallery
1395 Boul. René-Lévesque O.

Accessibility
Ground level, no steps at the entrance. Wheelchair accessible. Washrooms onsite.
March 23-28, 9:00-21:00




Vernissage: March 26th 18:00-21:00



EN
The Risk of Colour

Colour is often treated as decoration, something secondary to form, structure, or meaning. In Western visual culture, it has frequently been associated with excess: emotional, superficial, bodily, or improper. Yet colour has never been neutral. It clings to bodies, marks differences, and signals belonging or exclusion. We “see red,” we “feel blue,” and when judgment enters perception, we say someone is “coloured” by experience.

Language reveals what culture often tries to suppress: colour carries value, bias, and power.

As artist and art historian David Batchelor writes in his seminal work Chromophobia,

“The notion that colour is bound up with the fate of Western culture sounds odd […] and yet colour has been the object of extreme prejudice in Western culture […]. And as with all prejudices, its manifest form, its loathing, masks fear: fear of contamination and corruption by something that is unknown or appears unknowable.”

The exhibition explores colour as a site of threat and the power that is derived from that threat.

The works are arranged in clusters, and each cluster reflects a recurring trope in a Western approach to colour:

Colour as excess

Colour as unsayable:

Colour as a threat to the self

Colour as exile

Together, these works ask viewers to reconsider colour not as surface, but as something that acts and disrupts. Colour is not a secondary consideration, but an intentional tool—one that can mark, unsettle, and wield power.

FR

Le risque de la couleur

La couleur est souvent considérée comme un élément décoratif, secondaire par rapport à la forme, à la structure ou au sens. Dans la culture visuelle occidentale, elle est fréquemment associée à l'excès : émotionnel, superficiel, physique ou inapproprié. Pourtant, la couleur n'a jamais été neutre. Elle s'attache aux corps, marque les différences et signale l'appartenance ou l'exclusion. Nous « voyons rouge », nous « nous sentons bleus », et lorsque le jugement entre en jeu dans la perception, nous disons que quelqu'un est « coloré » par son expérience.

Le langage révèle ce que la culture tente souvent de supprimer : la couleur véhicule des valeurs, des préjugés et du pouvoir.

Comme l'écrit l'artiste et historien de l'art David Batchelor dans son ouvrage fondateur Chromophobia,

“The notion that colour is bound up with the fate of Western culture sounds odd […] and yet colour has been the object of extreme prejudice in Western culture […]. And as with all prejudices, its manifest form, its loathing, masks fear: fear of contamination and corruption by something that is unknown or appears unknowable.”

L'exposition explore la couleur comme source de menace et le pouvoir qui découle de cette menace.

Les œuvres sont regroupées par thèmes,  et chaque thème reflète un trope récurrent dans l'approche occidentale de la couleur :

La couleur comme excès

La couleur comme indicible :

La couleur comme menace pour soi-même

La couleur comme exil

Ensemble, ces œuvres invitent les spectateurs à reconsidérer la couleur non pas comme une surface, mais comme quelque chose qui agit et perturbe. La couleur n'est pas une considération secondaire, mais un outil intentionnel, capable de marquer, de déstabiliser et d'exercer un pouvoir.


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