art matters festival 2020

À PROPOS

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À propos d’Art Matters

le plus grand festival géré par des étudiants et étudiantes en Amérique du Nord

Art Matters est un festival à but non-lucratif qui existe depuis 2000 à Montréal. À ce jour, il est qualifié comme le plus grand festival d’art dirigé par des étudiant.es en Amérique du Nord et son lieu de résidence est l’Université Concordia.

Art Matters a lieu en mars. Une dizaine d’expositions organisés par des étudiants et des étudiantes sont réparties sur trois semaines, ponctuée par nos fêtes et nos événements signatures. 

Art Matters est créé par et pour les étudiants et étudiantes de premier cycle de l’Université Concordia. 

Art Matters est un festival ayant un mode de fonctionnement non-lucratif pour ainsi assurer des opportunités de contrats honoraires et de petites compensations pour nos artistes et nos équipes créatives. 

Art Matters travaille à faire travailler les gens ensemble. Nous encourageons les étudiants et étudiantes des différentes pratiques artistiques à échanger des idées. 

Art Matters adore les nouvelles idées. Nous encourageons la diversité des approches et des procédés artistiques et la prise de risques. 

Art Matters facilite la mise en place de dialogue entre les artistes étudiant.es et les professionnels en offrant un espace unique pour chaque exposition étudiante. Nous travaillons également avec des festivaux professionnels et divers organismes pour mettre en place des mentorats et des opportunités de futures expositions. 

Art Matters aspire à être inclusif, accessible et diversifié. 

Art Matters fait savoir que l’art importe!

FINANCEMENT

Art Matters est un organisme soutenu par des redevances étudiantes. Si vous désirez ne pas y adhérer, veuillez s’il-vous-plaît nous contacter au admin@artmattersfestival.org pour fixer un rendez-vous à notre bureau. Merci.

Art Matters est financé par des redevances, des demandes de subventions rédigées par des étudiant.es et des levées de fonds. Pour de plus amples renseignements sur les budgets ou les fonds d’Art Matters, veuillez contacter admin@artmattersfestival.org.

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Ce que nous défendons

déclaration anti-oppression

Le festival Art Matters a lieu sur un territoire autochtone non-cédé. Nous reconnaissons le statut de gardien de ces territoires et de ces eaux à la nation Kanien’keha:ka. Tiohtia:ke/Montréal est historiquement reconnu comme étant un lieu de rassemblement pour plusieurs Premières Nations. Aujourd’hui, ce territoire accueille une population diversifiée composée de plusieurs peuples autochtones et autres peuples. Nous respectons le rapport constant avec le passé, le présent et le futur dans nos relations soutenues avec les peuples autochtones et autres au sein de la communauté montréalaise. 

Les Beaux-Arts et le milieu universitaire est porteur d’une longue histoire d’oppression. Le festival Art Matters prend place à l’intersection de leurs héritages coloniaux et est tissé sur une étoffe de violence structurelle et systématique qui soutient de telles institutions. Cette violence structurelle et systématique comporte et représente, le plus fréquemment, la priorisation de certains corps et de leurs intérêts basés sur la race, les aptitudes, le sexe, le genre, la sexualité, la nationalité/le statut, la classe sociale, l’éducation, la culture et la religion, entre autres. Par exemple, à travers l’histoire des Beaux-Arts, certains mouvements ont véhiculé des esthétiques racistes pour représenter et interpréter les expériences des peuples colonisés tout en utilisant de telles représentations pour justifier la domination coloniale (et par la suite le néocolonialisme/le capitalisme global).

Tous et toutes sont capable de (re)produire la violence systémique pour gravir les structures hiérarchiques. Les questions suivantes « nous » encouragent à examiner le positionnement, l’intention et l’impact dans la/les pratique(s) de l’art dans le but de progresser vers des itérations du festival Art Matters qui reconnaissent les séquelles historiques inhérentes aux milieux universitaire et des Beaux-Arts tout en dénotant un présent et un futur qui priorise les voix, les expériences, la connaissance et la sécurité de ceux et celles qui ont été exclu.es et/ou opprimé.es par ces structures.

Le questionnaire suivant a pour but d’encourager la réflexion au sein et au-delà de la communauté d’Art Matters en apportant des exemples de façons dont l’oppression peut se manifester chez les individus et dans les pratiques collectives artistiques :

    1. Êtes-vous en mesure de faire la différence entre l’intention et l’impact ?
      • Nous l’espérons sincèrement.
    2. Êtes-vous disposé.e et en mesure de prioriser les voix de ceux et celles qui éprouvent l’impact de votre travail? 
      •    Vous devriez. 
    3. Est-ce que votre œuvre fait allusion à des formes de violences qui sont systématiquement perpétrées ? Si oui, est-ce que votre œuvre contribue à leur reproduction? 
      •    Si oui, cela constitue de la violence systémique. 
    4. Les rencontres avec votre œuvre évoquent ou provoque-t-elles un traumatisme pour les corps que vous chercher à représenter ? 
      • Si oui, voir 3 + cela rend votre œuvre et l’espace dans lequel elle est exposée inaccessible. 
    5.  Est-ce que votre œuvre utilise des situations faisant référence à des traumatismes dans le but de faire du sensationnalisme ? 
      •   Si oui, voir 3 + 4 + vous profitez des expériences subies par des individus marginalisés et vous banalisez celles-ci. 
    6.  Est-ce que vous jouissez de privilèges systémiques ?
      • Surprise ! La réponse est toujours oui. 
      • Questions complémentaires : Lesquels ? 
    7. Racontez-vous des récits traitant du passé, du présent ou du future de quelqu’un d’autre en utilisant vos propres mots bien que votre propre expérience diffère de celle de cette personne ? Est-ce que cette action contribue à la marchandisation, la marginalisation et la fétichisation d’une culture déterminée, de ses symboles, de ses esthétiques, etc. ? 
      • Si oui, cela est de l’appropriation. 
    8. Transposez-vous des récits racisés dans des corps blancs, ou transposez-vous des récits blancs dans des corps racisés? 
      • Si oui, cela est du whitewashing.
    9. Est-ce que votre œuvre comprend des images contenant des stéréotypes qui sont peu critiques de leurs origines ? 
      • Si oui, voir 3. 
    10.  Est-ce que votre œuvre utilise des mots comme “intersectionnel” et/ou “anti-oppressif” pour justifier les thèmes problématiques qui s’y trouve? 
      • Si oui, cela est du détournement.

Question bonus : Sur quelles épaules vous reposez-vous ? Veuillez s’il-vous-plaît prendre en considération ce que votre réponse implique. 

Florence Cing-Ghai Yee

Nènè myriam konaté

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